Mon coming-out

A partir de 12 ans, je me suis progressivement rendu compte que j’étais gay. L’apprentissage progressif de mon corps (je vous vois ricaner dans le fond, :P ) m’a fait découvrir que je ne pensais jamais aux filles. Ma première petite copine, qui avait visiblement un sacré crush, n’a rien réussi à tirer de moi mis à part des longues embrassades et des bisous un peu partout – ahem. En fait la gente féminine, ce n’est absolument pas mon truc.

Par un apprentissage progressif, je me suis rendu compte que finalement mon coeur battait plus rapidement lorsque j’avais un garçon autour de moi, il me met en émoi et j’ai beaucoup plus de mal à me concentrer. Comme le sujet était tabou dans ma famille, je me suis rendu compte par moi-même de ma propre sexualité: je suis homo.

J’ai voulu m’en débarrasser en regardant des films pornos, en essayant de focaliser uniquement sur les filles. Après plusieurs mois intensifs d’essais, j’ai finalement décidé par m’accepter tel que je suis. Ma voix n’a pas muté dans les aigus pour autant, mes gestures sont toujours les mêmes et ma façon de parler n’a pas différé. Je n’ai pas changé. Au final, durant l’été de mes 18 ans, j’ai décidé de l’avouer à quelques amis.

Mes méthodes ont été diverses, certains me demandaient “Comment vont les amours?”, je répondais “Je n’ai toujours pas trouvé l’homme de ma vie, donc célibataire?”, ou encore: “Elle ne te plait pas?” : “Il faudrait lui enlever les seins et mettre des pectoraux, lui enlever sa cellulite et lui rajouter des abdominaux, tu disais?”. Au début, le stress monte rapidement avant de pouvoir dire d’une traite la phrase en question. Mais en remarquant que les amitiés sont véritables, on se sent rapidement en sécurité. Les mentalités dans les années à venir vont évoluer en ce sens, je l’espère pour toutes les futures générations.

Gagnant progressivement en assurance, je l’ai annoncé à mes parents. La nouvelle n’a pas énormément plu mais après plusieurs mois la situation s’est calmé. Le rôle des parents se limitent à soutenir leur enfant et à lui souhaiter le plus de bonheur possible. Il ne peut en aucun cas le blamer pour quelque chose qu’il ne décide pas. En ce sens mes parents sont formidables et je suis fier d’eux, des progrès qu’ils ont fait jusqu’à aujourd’hui. Je suis aussi content d’avoir été capable de leur dire et les mettre dans cette confidence.

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